AdaptatioN au changement climatique :
adoptez une approche globale
pour anticiper ses conséquences
sur votre entreprise

Sécheresses, inondations, vagues de chaleur, mouvements de terrain :
les aléas climatiques perturbent déjà l’activité des entreprises, et la trajectoire de référence retenue par la France projette un réchauffement de +2 °C dès 2030 en métropole.
Au-delà de la réduction de leurs impacts, les entreprises doivent adapter
leur outil de production, leurs approvisionnements et leurs équipes.

Qu’est-ce que l’adaptation
au changement climatique ?

L’adaptation consiste à anticiper les effets physiques du dérèglement climatique sur l’activité de l’entreprise et à mettre en place les actions qui limitent leur impact.

Elle est complémentaire de la décarbonation, elle ne s’y substitue pas. L’une réduit les émissions de gaz à effet de serre et agit sur la cause ; l’autre protège l’entreprise des conséquences du réchauffement déjà engagé. Une entreprise exemplaire sur ses émissions reste exposée si son site est inondable, ou si son principal fournisseur l’est.

Les aléas affectent l’ensemble de la chaîne de valeur. En amont, les approvisionnements et les réseaux supports : eau, énergie, transport. Sur le site, le patrimoine bâti, les équipements, les conditions de travail dégradées par les vagues de chaleur, les coupures d’électricité qui paralysent la production. En aval, l’accès aux clients, les réseaux de distribution, et parfois la demande elle-même.

L’enjeu est double : garantir la continuité d’activité, et transformer une contrainte subie en avantage concurrentiel face à des clients, des assureurs et des financeurs qui commencent à interroger la résilience de leurs partenaires.

Deux façons d’aborder l’adaptation

Le parcours partiel consiste en des actions ponctuelles, décidées après un événement climatique : on répare, on protège le point qui a cédé, et l’on passe à autre chose. C’est le cas le plus fréquent, et le plus coûteux à long terme.

Le parcours complet articule diagnostic, stratégie, puis suivi et évaluation. Il permet de construire de véritables trajectoires d’adaptation, depuis de simples ajustements jusqu’à des transformations plus profondes du modèle d’affaires.

Un risque à connaître : la mal-adaptation

Certaines réponses de court terme aggravent la vulnérabilité à plus longue échéance : climatiser sans isoler, sécuriser un approvisionnement en aggravant la pression sur une ressource déjà tendue, protéger un site en reportant le risque en aval. C’est précisément ce qu’une démarche structurée permet d’éviter.

Le diagnostic de vulnérabilité

Toute démarche commence là. Le diagnostic identifie les aléas auxquels un site est exposé aujourd’hui et le sera demain, selon les scénarios de réchauffement retenus, puis évalue la sensibilité des processus vitaux de l’entreprise, ceux dont l’interruption arrête l’activité.

C’est l’étape la plus souvent négligée : selon Bpifrance Le Lab, seuls 16 % des chefs d’entreprise interrogés ont réalisé un diagnostic de vulnérabilité. La conséquence est mécanique : sans hiérarchisation des risques, les investissements de protection se décident sous le coup de l’émotion, après l’événement, et rarement au bon endroit.

La stratégie et le plan d’action

Le diagnostic établit ce qui est exposé ; la stratégie décide de ce que l’on fait, dans quel ordre et à quel coût.

Les leviers sont concrets et variés : préservation et sécurisation de la ressource en eau, rafraîchissement passif et isolation des bâtiments, redondance et diversification des approvisionnements, adaptation des horaires et des conditions de travail, solutions fondées sur la nature (végétalisation, désimperméabilisation, gestion des eaux pluviales).

L’arbitrage Coût de l’action rapporté au coût de l’inaction, c’est-à-dire aux pertes d’exploitation évitées. C’est aussi ce qui rend le sujet finançable.

Le suivi et l’évaluation

Une trajectoire d’adaptation se révise. Les projections climatiques évoluent, l’activité change, les mesures mises en place doivent être vérifiées. Une protection dimensionnée sur les aléas d’aujourd’hui peut être insuffisante dans dix ans.

Le suivi consiste à définir des indicateurs, à réévaluer périodiquement le diagnostic et à ajuster le plan.

Des dispositifs structurés, en partie financés

Les Ateliers de l’Adaptation au Changement Climatique (AdACC)

Un format de sensibilisation collective, conçu pour faire comprendre aux équipes ce que recouvre l’adaptation et pour faire émerger les premières vulnérabilités perçues du terrain. C’est souvent la meilleure porte d’entrée lorsque le sujet n’est pas encore installé en interne.

Voir aussi Nos ateliers de sensibilisation climat

Le Diag Adaptation (Bpifrance × ADEME)

Le Diag Adaptation associe une sensibilisation des équipes internes aux risques physiques climatiques, un diagnostic de vulnérabilité portant sur toute la chaîne de valeur avec un focus sur les processus vitaux, et la définition d’un premier plan d’action.

La démarche s’applique à un site physique, l’entreprise pouvant en réaliser plusieurs sur différents sites. Elle repose sur la méthodologie OCARA (Operational Climate Adaptation and Resilience Assessment).

Durée 3 à 6 mois · Périmètre Un site physique

ACT® Adaptation

Là où le diagnostic identifie les vulnérabilités, ACT® Adaptation évalue la stratégie mise en place. La méthode l’examine sur trois dimensions : la gouvernance et la stratégie, la prise en compte des risques climatiques physiques, la capacité et les actions d’adaptation.

C’est le pendant, sur l’adaptation, de la démarche ACT® que nous déployons sur la décarbonation : même logique d’évaluation de la crédibilité, même reconnaissance auprès des donneurs d’ordre et des financeurs.

Voir aussi La démarche ACT® appliquée à la décarbonation

Toutes les entreprises sont concernées

L’adaptation ne relève ni d’un seuil de taille, ni d’un secteur particulier. Elle concerne toute entreprise dont l’activité dépend d’un site, d’une ressource, d’une chaîne d’approvisionnement ou de personnes, c’est-à-dire toutes.

Certaines situations rendent le sujet plus urgent :

  • un site implanté en zone inondable, en zone de retrait-gonflement des argiles ou en secteur soumis à des restrictions d’eau récurrentes ;
  • une activité sensible à la chaleur, en production comme en logistique ;
  • une dépendance forte à un fournisseur unique ou à une ressource naturelle ;
  • un événement climatique déjà subi.

Un déclencheur de plus en plus fréquent : la demande d’un client, d’un assureur ou d’un financeur qui interroge la résilience de l’entreprise avant de renouveler un contrat ou une couverture.

Les étapes de votre accompagnement

1. Cadrage

Sites concernés, aléas déjà rencontrés, dépendances critiques, éligibilité aux dispositifs financés. Ce cadrage ne vous engage à aucune dépense.

2. Sensibilisation des équipes

Installer une compréhension partagée des risques physiques, condition pour que le diagnostic recueille une information fiable du terrain.

3. Diagnostic de vulnérabilité

Exposition aux aléas par horizon, sensibilité des processus vitaux, hiérarchisation des risques sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

4. Plan d’adaptation

Actions priorisées, chiffrées et séquencées, en évitant les réponses de court terme génératrices de mal-adaptation.

5. Suivi et évaluation

Indicateurs, réévaluation périodique, ajustement de la trajectoire.

Adaptation et décarbonation : deux volets d’une même stratégie

Réduire vos émissions

L’adaptation protège votre activité, la décarbonation agit sur la cause. Bilan Carbone® et stratégie bas-carbone.

Sensibiliser vos équipes

Ateliers AdACC et formats de sensibilisation climat. Sensibilisation et ateliers climat.

Financer votre plan d’adaptation

Subventions, dispositifs cofinancés, arbitrage coût de l’action et coût de l’inaction. Financement des investissements.

Canopée d'une forêt vue du dessus

Commençons par identifier
vos points d’exposition

Un premier échange permet de repérer vos vulnérabilités les plus probables et de vérifier votre éligibilité aux dispositifs cofinancés.